• Jusqu'en octobre 2015
    Prêt de la "Stèle de l'oculiste"

    Prêt de la Stèle de l'oculiste

    La "Stèle de l'oculiste" a rejoint le musée archéologique de Dijon pour l'exposition Pax Romana. Scènes du quotidien en Gaule romaine (30 mai-24 octobre).

    L'exposition a pour but de faire découvrir la vie à l'époque antique des femmes et des hommes. Cette manifestation se décompose en une douzaine de thèmes traitant de la vie quotidienne : le commerce, le transport, l'artisanat, la chasse et la pêche, la musique, le féminin/masculin, l'enfance, la médecine, l'agriculture et les scènes de repas.

    De nombreux musées participent à cette exposition : Sens, Auxerre, Autun, Langres, Nancy...

    Elle est adossée à un important congrès international, le XIVe colloque sur l'art romain provincial, sui se tiendra à Dijon du 30 mai au 6 juin 2015.

    Cette sculpture fait l'objet de l'œuvre du mois de mai, à lire ici.

     

    Photo : Atelier Poids Plume transportant la stèle.


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    Depuis le 9 décembre 2014
    Polymnie installée à Santiago
    du Chili

    Polymnie à Santiago du Chili

     

    La ville de Santiago (Chili) a sollicité, à la suite du vol au début de l'année 2014 d'une statue représentant Polymnie, l'entreprise GHM de Sommevoire. Celle-ci a moulé le dernier exemplaire connu de cette sculpture, aujourd'hui conservé au Musée barrois.

    cf. notre article sur le moulage de Polymnie à consulter ici : http://museebarrois.eklablog.fr/pret-de-polymnie-a109160110

    Depuis le 9 décembre 2014, Polymnie est donc à nouveau visible dans le parc de la colline Santa Lucia de Santiago. Située dans le centre de la capitale, cette colline, où l'on peut se promener en admirant fontaines, places et statues, a été classée monument national en 1983.
    La statue de Polymnie y a été réinstallée dans un endroit plus sûr, davantage à l'abri du vandalisme.

    Polymnie à Santiago du Chili

    Polymnie à Santiago du Chili
    Cette plaque rappelle que la réalisation de cette statue a été rendue possible grâce au prêt du Musée barrois.

     

    A consulter aussi :
    http://e-monumen.net/patrimoine-monumental/polimnia-polymnie-cerro-santa-lucia-santiago-de-chile-disparue/
     

     

     

    Polymnie à Santiago du Chili
    Polymnie de retour dans les jardins du Musée barrois

     

    Photos :
    Administradora Parque Cerro Santa Lucía
    Musée barrois / Bar-le-Duc

     

     


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  • Dépôt au lycée Raymond-Poincaré
    de Bar-le-Duc
    Pompe solaire dite "fontaine de Héron"

    Dépôt de la fontaine de Héron

    Le 13 décembre 2014 a été officiellement inaugurée la présentation de la collection d’objets de physique anciens du lycée Raymond-Poincaré de Bar-le-Duc. Classés Monuments Historiques, ces quelque deux cents objets sont désormais exposés dans la chapelle du lycée.

    Le Musée barrois s’est joint à cette aventure menée par les deux conservateurs des antiquités et objets d’art de la Meuse, François Janvier et Bernard Prud’homme, en acceptant le dépôt de la fontaine de Héron, achetée en 1988 et qui provient du collège des Jésuites de Bar-le-Duc (mieux connu sous le nom de collège Gilles de Trèves).

    Cet objet tire son nom du mathématicien et physicien grec du Ier siècle apr. J.-C., Héron, qui en fait une description sommaire dans ses Pneumatiques. Au XVIIe siècle, des Jésuites en proposent des restitutions : en s’appuyant sur le principe que la nature a horreur du vide, la pompe élève l’eau à une hauteur médiocre par le moyen du chaud et du froid. La surface étant échauffée par les rayons solaires, l’air se dilate et presse l’eau qui descend par un tuyau et remonte sous la forme d’un petit jet.

    Dépôt de la fontaine de Héron

    Une plaque commémorative, fixée à mi-hauteur sur les deux tubes, évoque les quatre donateurs à l’origine de la fabrication de la pompe, « par amour de la physique » :

    • Jean-Baptiste de La Morre (1687-1754), conseiller à la Chambre des Comptes
    • Philippe de Marien (1679/1680-1767), écuyer, seigneur d’Érize-la-Grande, conseiller à la Chambre des Comptes
    • Alexandre Mouzin de Romécourt (1690/1691-1775), chevalier, seigneur de Méligny, baron d’Issoncourt, conseiller d’État des ducs de Lorraine et de Bar
    • S. de Morfontaine (inconnu à ce jour)

    Les donateurs identifiés, tous nés à Bar-le-Duc, ont sans aucun doute suivi leur scolarité chez les Jésuites, présents dans la cité depuis 1617. L’année de création de la pompe coïncide avec l’aménagement d’un laboratoire, dit « cabinet pour les machines de physique », de 30 m2 au sein du collège, permettant des travaux pratiques sur des appareils de démonstration.

    La fontaine de Héron vient donc judicieusement compléter l’ensemble exceptionnel d’objets scientifiques conservé par le lycée Raymond-Poincaré tout en rappelant l’esprit de curiosités du Siècle des Lumières et le savoir-faire local en matière d’art du métal. 

     

    Fontaine de Héron
    Cuivre, signée D. Burgeat, 1740
    inv. 988.1.1
    Achetée en 1988 avec l'aide du FRAM
    photo : Musée barrois / Bar-le-Duc

     

    Ils en parlent :
    « Est républicain 2014-12-16_Objets scientifiques au lycée Poincaré.pdf »

     

    Lycée Raymond-Poincaré :
    1 place Paul Lemagny - 55000 Bar-le-Duc
    www.poincare55.ac-nancy-metz.fr
    03 29 45 32 00

    Sources :
    Recherches d’Étienne Barbier.
    Jacques Clemens, « Une pompe solaire de Bar-le-Duc de 1740 dans le Marmandais », R. Agenais, 1987, a. 114, n° 4, p. 427-9.

     


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  • Nouvelle acquisition pour le Musée barrois
    Bustes de Rose et Églantine en terre cuite

    Nouvelle acquisition

    Ces deux statuettes en terre cuite ont été réalisées par la manufacture « Delacourt Frères », manufacture de briques mécaniques et réfractaires installée à Cousancelles (aujourd’hui commune de Cousances-les-Forges, mieux connue pour sa production d’objets en fonte).

    La manufacture « Delacourt Frères » est active de 1863 à 1934. Différents documents d’archives évoquent la production de tuiles (mécaniques, creuses, romaines,…), briques réfractaires, carreaux de dallage, tuyaux de drainage, fours, poterie, mais aussi statues.

    Un catalogue de la manufacture daté de 1897 indique qu’elle commercialise des statuettes allant de 13 cm à 1,05 m de hauteur aux sujets variés : personnages célèbres, copie d’antiques, sujets religieux. Cette source permet d’identifier l’iconographie de nos deux personnages féminins comme étant « Rose et Églantine ». Malheureusement, aucune marque d’ouvrier ou d’artisan ne permet de connaître le nom de l’auteur de ces sujets. Réalisées selon la technique du moulage, elles étaient produites en grande série en vue d’être commercialisées auprès d’un large public, sur le modèle économique développé par les fonderies d’art rendant accessibles au plus grand nombre des œuvres créées de façon industrielle. Toutefois, leur rareté laisse à penser que le succès escompté ne fut pas au rendez-vous : aucune autre œuvre issue de cette manufacture n’est à ce jour recensée.

    L’entrée de ces deux bustes dans les collections du musée permet donc d’approfondir la connaissance, l’étude et la valorisation d’une production industrielle implantée dans un territoire rural et caractéristique de cette période, à la charnière entre industrie et beaux-arts.

    Ils viennent par ailleurs compléter de façon pertinente le fonds du Musée barrois qui possède par ailleurs trois modèles de tuiles produites par la manufacture Delacourt, entrées dans les collections entre 1959 et 1960.

    Entre patrimoine industriel et production artistique, ces deux bustes peuvent également être mis en relation avec le fonds consacré aux productions industrielles de la région (bleuterie Deschamps, fontes Durenne, corsetterie Werly,…), la collection d’objets en fonte produits dans la région (taques, statues et objets d’art) ou encore avec les collections beaux-arts de cette période notamment constituée de plusieurs moulages (bronzes de Carrier-Belleuse, Boucher, Dubois, plâtres de Dalou…).

    C’est donc tout naturellement que Rose et Églantine vont trouver leur place au sein des collections du Musée barrois. Nous espérons pouvoir les montrer prochainement dans l’exposition consacrée aux acquisitions 2014 (http://museebarrois.eklablog.fr/quoi-de-neuf-au-musee-nouvelles-acquisitions-a112824472).

    Photo : Rose et Églantine, paire de bustes en terre cuite, vers 1897 ?, manufacture Delacourt Frères de Cousancelles (Meuse), 26 cm.

    Texte : Étienne Guibert, responsable du Musée barrois


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  • Jusqu'en février 2015
    Prêt de La Vieille du pont Notre-Dame de Camille Claudel

    Prêt du dessin de Camille Claudel

    Le prêt du dessin de Camille Claudel conservé au Musée barrois depuis 1901, La Vieille du pont Notre-Dame, a été sollicité par le Musée d'art et d'industrie André Diligent - La Piscine de Roubaix.
    Celui-ci consacre en effet une exposition à l'artiste du 8 novembre 2014 au 8 février 2015 : Camille Claudel (1864-1943). Au miroir d'un art nouveau.

    Le titre de ce dessin a été inscrit par Camille Claudel elle-même au bas de sa feuille. Il fait référence au pittoresque pont Notre-Dame de Bar-le-Duc où l'artiste vécut quelques années dans son enfance. Il semble donc qu'elle soit revenue dans la cité à l'âge adulte, sans doute à l'occasion d'un séjour dans sa famille, dans les Vosges.

    Réalisé au fusain, le dessin est fortement marqué par les ombres qui créent des volumes nets : il s'agit bien d'un dessin de sculpteur qui met en relief chaque volume du visage. Claudel traduit le caractère sans doute peu aimable du personnage avec une certaine sensibilité naturaliste.

    Camille Claudel avait l'habitude de détruire ses dessins. Cette feuille en est d'autant plus exceptionnelle : elle est l'un des trois dessins de l'artiste conservés en collections publiques (Château-Gontier, Honfleur). Elle fut donnée au Musée barrois par le baron Alphonse de Rothschild, grand collectionneur et mécène des musées français au tournant du XXe siècle.

    Pour en savoir plus sur l'exposition de Roubaix :
    www.roubaix-lapiscine.com

    Photo : Camille Claudel, La Vieille du pont Notre-Dame, vers 1885-1888, fusain sur canson contrecollé sur carton, inv. 901.8.1 (Musée barrois / Bar-le-Duc)

     


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