• Des poètes au Musée barrois

     

    À l'issue de la visite "Le Musée barrois en toute poésie" du 24 mars 2013, une dizaine de personnes s'est prêtée au jeu de l'écriture.

    Créations à partir des mots suggérés par le ministère de la Culture : 

    Protéger
    Je protège
    Tu protèges
    Il faut protéger et se protéger du temps qui passe.
    Gardons, sauvegardons pour tous ceux à venir qui doivent pouvoir admirer tout ce que nous avon vu.
    Laisson ce qui nous entoure dans le même état où nous l'avons découvert.
    Denise

    Marion_Pesnelle
    Charles-Albert Pesnelle, Marion, 1887
    Cachet
    Lascive, presque soumise, en tous les cas offerte
    La chevelure dorée mêlée aux draps de soie
    Un cachet sous la langue, une croix dans la main
    S'en remet-elle à Dieu ou encore au Malin
    Celui qui par amour la mena à sa perte
    Saura-t-il oublier celle qui pour lui mourra ?

     

    Annonciation

    L'Annonciation, XVIe siècle
    Bouquet
    Bouquet figé dans la pierre
    Flûte, amphore au col fin
    Gloria sous la colombe
    Epitaphes ancestraux
    Sous un soleil froid
    mais printanier...
    Et dominus tecum benedicta !
    Envolons-nous un instant dans les écritures.
    Raymond

     

    Rentrée du troupeau_Guillonnet

    Octave-Denis-Victor Guillonnet, La Rentrée du troupeau le soir, 1914
    Savoir-faire
    Il lui faut de la présence dans sa nudité,
    Pour se faire obéir sans broncher,
    De son troupeau de chèvres
    Le soir avant la veillée.

    Malapeau_Vendanges

    Charles-Louis Malapeau, Les Vendanges, 1840
    Équipe
    Le matin chante au soleil levant
    L'équipe des vendangeurs s'élance dans la montée,
    gravissent les escaliers.
    Et, du haut du banc de Guédonval,
    Je peux admirer tout ce travail et la joie des gentils garçons et filles
    Heureux comme des pinsons
    En ce charmant printemps qui s'éveille
    Ainsi qu'à l'amour courtois
    Celui-ci dira :
    "Si gente dame, nous nous aimons, notre étoile nous guidera dans l'amour courtois".
    Antoinette Lane

      

    Encrier Islettes

    Encrier écritoire à décor de fleurettes, faïencerie du Bois d'Épense, début du XIXe siècle
    Voilà
    Voilà un encrier avec des fleurettes pour décor...
    Le printemps arrive...
    Dans la forêt d'Argonne, les oiseaux chantent
    La vie continue...
    Le promeneur sur le sentier
    Hume l'air chargé des senteurs du renouveau.
    Christiane

    Merci à tous les participants !


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    Le Musée barrois en toute poésie

    Dimanche 24 mars, 16 h
    Le Musée barrois en toute poésie

      Dans le cadre du 15e Printemps des poètes et la Semaine de la langue française, le musée vous propose une visite particulière, pendant laquelle les poètes seront vos guides. Inspirés des dix mots soumis par le ministère de la Culture et lus en regard d'oeuvres choisies, les textes de Ronsard, Verlaine, Prévert, Neruda, Houellebecq... donneront un nouvel éclairage aux collections du musée.


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  • Le zémi au pavillon des Sessions
    De gauche à droite : Etienne Guibert, responsable du Musée barrois ; Stéphane Martin, président du Musée du Quai Branly ; Daniel Bersweiler, adjoint à la Culture de Bar-le-Duc ; Gilles Barnagaud, premier adjoint à la Ville de Bar-le-Duc ; André Delpuech, conservateur au Musée du Quai Branly.

     

    Le zémi taïno du Musée barrois dans le saint des saints des arts premiers

    Du mois de mars au mois de juillet 2012, l'urne taïno conservée depuis 1850 au Musée barrois trône au sein du Pavillon des Sessions du Musée du Louvre.

    Ouvert en 2000, ce département présente une sélection d'objets extra-européens à la manière des chefs-d'oeuvre visibles dans le reste du musée. Sont ainsi mis en avant la plasticité et la beauté d'objets venus de tous les continents. Le zémi barisien y remplace une autre sculpture taïno, un "duho", qui servait de siège aux chamanes, présenté dans l'exposition temporaire Les Maîtres du désordre (Musée du Quai Branly).

    Les Taïnos, peuple des Grandes Antilles, sont connus aujourd'hui pour avoir été les premiers natifs des Amériques à avoir subi, en 1492, le choc de la conquête espagnole. Malheureusement, en l'espace d'un demi-siècle de persécution et de maladies, les Taïnos disparurent, ne laissant derrière eux que les traces artistiques d'une civilisation raffinée, dans laquelle le culte des ancêtres tenait une place primordiale.
    Les Espagnols furent frappés par l’importance du culte des ancêtres, et plus particulièrement des « idoles » en bois, en pierre ou en coton, que les Taïnos désignaient sous le nom de zémis. Ceux-ci étaient conservés dans des maisons spéciales puis, lorsque la répression des missionnaires se fit plus forte, dans des grottes. Les zémis recevaient des offrandes, de la nourriture, et abritaient les ossements des ancêtres. Ces derniers étaient consultés par les chamanes sous l’emprise de la cohoba. Chaque famille avait son zémi et pouvait ainsi converser avec ses ancêtres.

     Les traces matérielles de cette civilisation disparue, dispersées dans les collections privées et quelques musées, restent peu nombreuses. Cet art s’impose par l’audace de ses formes et le sentiment de monumentalité qu’il dégage, comme le montre parfaitement l’un des rares zémis ayant été conservés au fil des siècles.

     

     

     


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